15 février 2017

Félidés - Akif Pirinçci


Francis est comme tout le monde. Il aime son train-train quotidien, embêter son colocataire la nuit et sortir se promener quand il fait beau. Lorsque des assassinats sanglants sont commis dans le quartier, ce dernier décide de mener l'enquête. A lui les jolies filles, les courses-poursuites et les bagarres avec d'obscurs individus un peu fêlés.
Décrit comme ça, on pourrait se croire dans un remake de seconde zone de James Bond mais... pas du tout. Pour la simple raison que Francis mais aussi, les jolies filles, les obscurs individus et ses amis sont tous... des félins. Chats de gouttière ou de race, ils sont tous à quatre pattes dans cette histoire. Conseillé, acheté, commencé puis abandonné lors d'une pause de lecture, je l'ai fini la semaine dernière et j'ai passé un bon moment.
Les chats ne parlent pas aux humains, rien de fantastiquement surnaturel ici. Les chats sont des animaux de compagnie comme les autres aux yeux des quelques humains qui font de la figuration (comme Gustav, le coloc' de Francis) mais entre eux, ça n'arrête pas. Cette façon de jouer avec les codes du polar à travers la race féline est finement utilisée par l'auteur, on y croit de bout en bout. Quelques clichés sur les chats sont percevable au cours de la lecture mais toujours bien amené.
Beaucoup de personnages, de races de chats nommées et j'ai beau les adorer, je suis pas à jour sur ça. Cette multitude permet aussi d'amener des scènes spectaculaire ou cocasses, comme celle que Francis observe dans un appartement abandonné, une sorte de crise mystique féline qui m'a fait pleurer de rire. Malgré les indices lancés par l'auteur, la découverte du meurtrier reste inattendu et la raison de ces meurtres également.
Avec tous ces bons points, je dois parler du mauvais : la densité du texte. Beaucoup de description, d'explication et de moments où l'on sent que l'histoire rame un peu et que l'auteur semble partir dans des réflexion trop intenses pour son histoire. Par contre, le petit glossaire de fin, expliquant certains termes félins est agréablement utile.

L'auteur a, avec beaucoup de talent, créé un monde félin unique et un personnage principal pas commun que l'on suit avec plaisir et passion malgré un texte dense qui semble ne pas en finir à certains moments. Une suite fut traduite mais elle eu moins de succès que ce premier tome, qui se lit comme un one-shot sans problème.

Félidés de Akif Pirinçci, traduit de l'allemand par Jean-Marie Argeles, Points éditions (1997), 296 pages.

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