9 juin 2016

Agatha Raisin enquête : La Quiche fatale, M.C. Beaton



Agatha Raisin, cinquantenaire à la retraite, quitte Londres pour un petit village des Midlands, à l'ouest de l'Angleterre. Voulant s'intégrer à la vie locale, elle décide de participer au concours de quiche locale, en trichant... Lorsque le juge meurt subitement, elle va devoir se dédouaner.
C'est pas le genre de roman que je lis habituellement mais cette jolie couverture d'été m'a fait de l'oeil. En plein période d'examens, j'ai un grand besoin de me changer les idées. Agatha est un personnage qui m'a d'abord un peu laissée de marbre, voir m'énervant sur certains points puis au fil des événements, je me suis attachée à elle, elle m'a fait rire, passionnée. Avec un sacré caractère, elle chamboule la vie tranquille de son village pour notre plus grand bonheur.
Les habitants de ce bled sont sérieusement antipathique, dont les Cummings-Browne. Enfin, surtout les Cummings-Browne. Deux idiots qui se sont bien trouvés. C'est l'homme, le juré qui meurt. Est-ce vraiment la faute d'Agatha ou quelque chose de important se trame ? On est baladé dans tous les sens, lancé sur toutes les pistes possibles sans savoir laquelle est la bonne. J'ai adoré suivre les pérégrinations d'Agatha, ses recherches, ses reculades et tous le mouvement qu'elle insère dans ce petit monde.
Quand on gratte sous le joli vernis de ce petit village, on découvre beaucoup de squelettes dans certains placards. Certains événements nous semblent sans lien avec les autres mais rien n'est fait au hasard même lorsque cela paraît anecdotique. Vous comprendrez en lisant. Tous les vernis ne cachent pas de mauvaises choses comme avec Bill, le policier. Un amour de personnage, l'un des seuls. Il est une bouffée d'air frais dans cette histoire.

L'écriture de M.C. Beaton est pleine de peps, ses decriptions des petits villages typiques d'Angleterre est idyllique. Elle nous donne envie de s'y promener. On sent aussi l'inspiration qu'elle tire d'Agatha Christie, du fait de quelques références bien placées. Elle ne prend pas la tête au lecteur mais lui offre des moments d'anthologie qui m'ont donné envie de continuer la lecture et surtout, de lire la suite après.

Agatha Raisin and the Quiche of the Death, traduit de l'anglais par Esther Ménévis, M. C. Beaton. Albin Michel (2016). 320 pages. 14€.

1 commentaire:

  1. J'ai très très envie de le lire! Et je suis totalement fan de la couverture.

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